samedi 4 février 2012

Des bienfaits de la Méditation ......

Sciences et Avenir.fr
02/02/2012 source : 
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SEROTONINE :  La Molécule de la Foi

Des neurothéologiens, plutôt que d’identifier des aires cérébrales, travaillent sur la chimie du cerveau. Dans les années 1990, des travaux sur les effets produits sur le cerveau par les drogues psychédéliques montrent que celui-ci réagit aux molécules de LSD et de psylocine (présente dans un champignon hallucinogène) comme s’il s’agissait de la sérotonine, un neurotransmetteur (transmettant l’information d’un neurone à l’autre) que l’on savait déjà impliqué dans les sensations de faim, de soif et de sommeil.
Et ce, parce que leurs structures moléculaires sont très proches. Ce qui, au final, est susceptible d’engendrer des modifications de la perception sensorielle, des hallucinations, des sensations de fusion avec le monde et autres états similaires à ceux produits par ces drogues. Or, ces états correspondent à ceux décrits par les mystiques de toutes les religions…
De là à supposer que les expériences mystiques naturelles (sans influence de drogues) puissent être provoquées par la sérotonine, il n’y avait qu’un pas. Un pas franchi en 2003 par Jacqueline Borg. Cette neurobiologiste de l’université Karolinska de Stockholm (Suède) a pu établir, en scrutant – toujours avec une caméra TEP – le cerveau de quinze volontaires, que la propension à la religiosité (selon un questionnaire de 238 items) dépend du taux de sérotonine.
Plus fort : parmi les 25 aspects de la personnalité des volontaires évalués par le TCI, la religiosité se révèle l’unique paramètre corrélé avec le taux de sérotonine…
La spiritualité augmente le taux de sérotonine et diminue le taux de dopamine
La synapse à sérotonine est identifiée par un certain nombre de chercheurs comme étant l’élément central dans le cadre des expériences spirituelles. Le cerveau a un fonctionnement complexe, et bien d’autres types de connexions synaptiques entrent également en ligne de compte. Je vais tacher de rester simple dans mes explications, et me centrer uniquement sur la synapse sérotoninergique.
Une synapse est un espace de communication entre deux cellules nerveuses. Pour une synapse donnée, la communication se passe toujours dans le même sens (transmission d’un message nerveux). La cellule nerveuse émettrice émet des neurotransmetteurs, messagers chimiques du cerveau, et la cellule réceptrice les reçoit sur des « sites » spécifiques, ce qui stimule la seconde cellule et transmet l’influx nerveux. Il existe ensuite deux mécanismes pour arrêter la stimulation de la deuxième cellule. La dégradation, qui métabolise le neurotransmetteur et stop son effet, et la recapture, qui ramène les neurotransmetteurs et leurs dérivés issus de leur dégradation à la cellule émettrice ou ils pourront être à nouveau utilisé.
Dans le cas de la synapse à sérotonine, les sites récepteurs sur la cellule réceptrice sont conçus pour recevoir la sérotonine.
Pour faire simple, la sérotonine est notre anti-dépresseur naturel. C’est plus complexe, car en excès, la sérotonine peut provoquer des expériences très désagréables, de type « hallucinations psychotiques ». Encore une fois les phénomènes cérébraux sont quelque chose de très complexe.
En plus de la sérotonine, un certain nombre de substances peuvent agir sur le même récepteur, il s’agit des agonistes. Pour la sérotonine, le cerveau produit naturellement un certain nombre d’agonistes, principalement DMT (que l’on retrouve entre autres dans divers acacias, et dans la plante de chacruna ou psychotria viridis) et bufoténine (que l’on retrouve dans le yopo, ou anadenanthera, et dans certains crapauds exotiques).
Ces deux substances ont une conformation très proche de la sérotonine, et sont très fortement hallucinogènes. Elles ont un rôle important dans la production des rêves. D’autres substances sont également des agonistes de la sérotonine, la psilocine (issue de la digestion de la psilocybine que l’on trouve dans certains champignons), l’ergine et l’isoergine (nommé également LSA, alcaloïdes de l’ergot du seigle et des graines d’ipomée), le LSD (synthétisé à partir des alcaloïdes de l’ergot).
Viennent ensuite les substances qui se fixent sur les récepteurs sans déclancher d’action. Ils empêchent les neurotransmetteurs de transmettre l’influx nerveux. Il s’agit des antagonistes.
Les antagonistes de la sérotonine sont utilisés médicalement comme anti-psychotique (par exemple la clozapine) pour leurs propriétés anti-hallucinatoires.
La dégradation de la sérotonine se fait grâce à aux molécules de MAO (monoamine oxydases). Ces molécules ont un double rôle. Au niveau du cerveau, elles stop l’effet de la sérotonine. Elles jouent aussi un rôle très important dans la digestion comme elles digèrent la tyramine, présente dans de nombreux aliments. La tyramine permet de réguler la tension artérielle, et il ne faut donc pas que la tyramine alimentaire passe dans le sang, sinon cela déclancherait une crise d’hypertension pouvant provoquer la mort.
Il existe des MAOI, inhibiteurs de MAO, comme par exemple l’harmine et l’harmaline contenues dans la « rue de Syrie » ou peganum harmala, qui était utilisé comme poison. Ce type de substances, avec le régime alimentaire approprié, était utilisé comme anti-dépresseurs avant l’invention des anti-dépresseurs modernes. Les anti-dépresseur moderne, type prozac sont des SSRI, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Au lieu de limiter l’oxydation de la sérotonine comme le font les MAOI, ses substances limitent la recapture. Dans les deux cas, la synapse sérotoninergique est stimulée plus longtemps à chaque influx nerveux.
La Glande Pinéale
C’est la glande pinéale, située sous le cerveau, au niveau du sixième chakra, qui produit DMT et bufoténine, nos hallucinogènes « naturels ». Et il se trouve que les expériences spirituelles fortes, illuminations mystiques, religieuses, états de méditation profonde, ont de grandes similitudes avec les expériences hallucinogènes basées sur la DMT.
Des chercheurs, comme par exemple Rick Strassman, professeur de psychiatrie à l’université de British Columbia, et également pratiquant bouddhiste, étudient de très près le lien entre DMT et spiritualité.
La pratique spirituelle régulière permet d’augmenter la production et la libération de DMT, ce qui permet de vivre à cheval entre les mondes. Mais la frontière entre extase spirituelle et hallucination psychotique est mince. Ce phénomène est inhérent au fonctionnement de la synapse à sérotonine. Il faut quotidiennement regarder en soi et cultiver amour et compassion pour éviter ces désagréments. Pas facile…
LES « EXPERIENCES AUX FRONTIERES DE LA MORT » (ou apparition du « Paradis » seraient en réalité dues à une production de DMT, analogue à la sérotonine)…
Certains écrivains ont relaté leurs expériences supposées avec la diméthyltryptamine, en particulier Terence McKenna et Jeremy Narby. Le premier auteur décrit la rencontre avec des « elfes mécaniques en mutation » (self-transforming machine elves) ; d’autres font état de communication avec des intelligences non humaines.
D’un point de vue plus scientifique, Rick Strassman a écrit : « La molécule de l’esprit » (The Spirit Molecule).
Bernard Werber, dans son livre « L’Ultime Secret », émet l’hypothèse qu’à l’instant précis de la mort, la glande pinéale décharge une plus grande dose de diméthyltryptamine dans le cerveau, rendant le passage de vie à trépas moins pénible.
Cette hypothèse expliquerait cette sensation de mort imminente relatée par certains utilisateurs du DMT.
LA BUFOTENINE (AGONISTE SEROTONINERGIQUE) SERAIT UNE DES HORMONES RESPONSABLES DE LA SCHIZOPHRENIE :
Le CANNABIS  entraîne une importante libération de sérotonine.
Une nouvelle étude en neurobiologie a montré qu’une forme synthétique de THC, l’ingrédient actif dans le cannabis, est un antidépresseur efficace à faibles doses. Cependant, à plus fortes doses, l’effet s’inverse et peut en fait aggraver la dépression et d’autres troubles psychiatriques, comme la psychose.
On a injecté à des animaux de laboratoire le cannabinoïde synthétique WIN55,212-2 et on les a soumis au test de la nage forcée ou test de Porsolt, un test utilisé pour mesurer la « dépression » chez les animaux; les chercheurs ont observé un effet antidépresseur des cannabinoïdes égalé par une activité accrue des neurones qui produisent la sérotonine. Cependant, l’augmentation de la dose de cannabinoïdes au-delà d’un point donné annulait totalement les avantages, a dit le Dr Gobbi.
« Les doses faibles avaient un puissant effet antidépresseur, mais lorsque nous avons augmenté la dose, la sérotonine dans le cerveau des rats a chuté en-dessous des niveaux de sérotonine des sujets dans le groupe de contrôle. Nous avons donc démontré un double effet : À faibles doses, le cannabis fait augmenter la sérotonine, mais à doses élevées, l’effet s’inverse complètement et devient dévastateur. »
Les effets antidépresseurs et intoxicants du cannabis sont attribuables à la similarité chimique entre le cannabis et les substances naturelles présentes dans le cerveau appelées « endocannabinoïdes », qui sont libérées dans des conditions de grand stress ou de grande douleur « ce qui expliquerait peut-être pourquoi certaines personnes ont tendance à se tourner vers le mysticisme après un traumatisme psychologique », a expliqué le Dr Gobbi. Elles interagissent avec le cerveau par l’intermédiaire de structures appelées récepteurs de cannabinoïdes CB1. Cette étude démontre pour la première fois que ces récepteurs ont un effet direct sur les cellules productrices de sérotonine, un neurotransmetteur qui régule l’humeur.

UNE URGENCE MEDICALE : LE SYNDROME SEROTONINERGIQUE
Le syndrome sérotoninergique est dû à un excès de sérotonine au niveau cérébral : overdose d’antidépresseurs ou de psychostimulants, consommation d’ecstasy, de drogues hallucinogènes, antimigraineuses, sevrage brutal d’un neuroleptique.
Les symptomes rappellent ceux d’une grave forme de psychose hallucinatoire, avec confusion mentale, hypomanie, s’accompagnant d’agitation, d’une importante contraction musculaire, de tremblements et myoclonies, de céphalées, d’hyperthermie, d’hypertension, de tachycardie, de nausée et de diarhées.
Se soigne avec des antagonistes de la sérotonine (cyproheptadine, neuroleptiques de 2ème génération).
DANS LA NATURE, LES MALES ET LES FEMMELLES DOMINANT(E)S ONT PLUS DE DOPAMINE ET MOINS DE SEROTONINE :
L’alpha-mâle, le dopaminergique par excellence
Dans l’évolution humaine, l’alpha-mâle représente le chef du clan. Il est caractérisé par l’élévation importante du taux de testostérone/dopamine. Il maintient des niveaux élevés de dopamine pour assurer la libido et la reproduction, sa paranoïa lui permet d’assurer sa survie face aux dangers du clan ou d’ennemis éventuels.
La dopamine est la molécule mâle par excellence, même si la femme en produit à un moindre degré. C’est la molécule de la « persistance comportementale », conduite incapable d’adaptation, typiquement masculine. Elle est aussi la molécule de la paranoïa, de l’agitation, de l’action, de la domination réclamant la soumission et de l’agressivité.
L’homme dominant possède souvent une testostérone élevée, cause probable d’une dopamine élevée. Cette dernière semble constituer un contrepoids à l’action « tranquillisante » de la sérotonine. Celle-ci favorise la passivité et l’inaction tandis que la dopamine stimule l’action !
Lorsque la dopamine est hypofonctionnelle, l’individu se sent insignifiant, apeuré et a envie de se terrer comme un animal craintif. Pour ceux qui en doutent, l’utilisation du neuroleptique Haldol, un antagoniste des récepteurs dopaminergiques, est un bon test.
À l’inverse, lorsque la dopamine est hyperfonctionnelle, la personne s’impose comme un leader ne tolérant aucune opposition. La dopamine est aussi la molécule de la persistance comportementale ou entêtement. À forte dose, elle induit des stéréotypes déconnectés du réel.
Chez les mammifères, le système nerveux central des femelles est plus « sérotoninergique » que celui des mâles.L’activité de la sérotonine est donc plus élevée dans le système nerveux central d’une femme que dans celui d’un homme.
Apprivoiser un animal sauvage entraîne une modification de la biochimie cérébrale avec une plus grande production de sérotonine et une baisse de dopamine. À croire qu’avec des inhibiteurs de blocage de la sérotonine de type Prozac, l’on cherche à nous apprivoiser et que l’on diabolise souvent la dopamine par peur de rébellion !
D’ou viennent toutes les valeurs qui nous enferment dans une matrice de croyances?
Dans la nature, la sérotonine est une hormone produite par des mâles et des femelles « dominés ». Produite en grosse quantité, cette hormone diminue la libido, rend docile (voire craintif), et provoque de l’anxiété sociale : il suffit de constater les effets secondaires des antidépresseurs ISRS pour s’en rendre compte. Surtout si cet excès de sérotonine s’accompagne d’un manque de dopamine.
Dans les 3 grandes religions monothéistes, le concept d’un Dieu autoritaire et jaloux, qui récompenserait les fidèles les plus dociles tout en punissant les mécréants et les apostats, n’est autre qu’un substitut du « mâle dominant », tyrannique et dangereux tel qu’il existe chez nos amis les primates. Les dominés aiment l’honorer, car en échange ce dernier sait se montrer miséricordieux. Dans les sectes, le Gourou se comporte très souvent comme un mâle dominant, exerçant une véritable terreur sur ses adeptes, qui ne peuvent sortir de la secte sans crainte de représailles. Les religions prétendent que l’apostasie conduit à l’enfer.
La religion a souvent été une arme utilisée par des roitelets pour exercer leur autorité sur la population. Les pays gouvernés selon des principes religieux sont souvent autoritaires et répressifs. Du Moyen-Âge jusqu’à la Révolution Française, la France chrétienne était un royaume autoritaire. En Europe du Sud et en Amérique Latine, les dictateurs (Franco, Mussolini, Salazar, colonels grecs, Pinochet etc.) s’appuient ouvertement sur le christianisme pour assoir leur autorité sur leur peuple.
Les bases biologiques de la méditation
Au cours des dernières années, plusieurs études bien conduites ont mis en évidence les bénéfices de la méditation. Selon des travaux récents, la méditation agirait directement sur l’activité du cerveau. Et peut-être même sur la communication entre neurones.
Grâce à la méditation, l’anxiété et le stress diminuent, le sommeil est amélioré, les troubles dépressifs mineurs sont atténués, le système immunitaire est renforcé. Sur le plan physiologique, la méditation réduit la pression artérielle et ralentit le pouls. Il y a plusieurs techniques de méditation, mais toutes se ramènent à un apaisement de l’esprit par l’isolement de la pensée. Jusqu’ici, on ignorait presque tout des mécanismes par lesquels la méditation agit. Mais une étude récente à paraître dans Psychosomatic Medicine, conduite par des chercheurs américains, vient de lever un coin du voile.
Les chercheurs ont voulu tester une théorie assez largement répandue selon laquelle chez les personnes stressées, anxieuses ou déprimées, le cortex frontal droit est hyperactif, alors que le gauche est plutôt en sommeil. Chez ces personnes, l’amygdale, une autre région du cerveau, est elle aussi suractive.
En revanche, les plus calmes et les plus réjouis d’entre nous ont un cortex frontal gauche plus actif. Ils ont aussi moins de cortisol* sanguin, l’hormone caractéristique du stress.
La prédominance d’activité de l’un ou l’autre des cortex pourrait être déterminée génétiquement, mais la méditation aiderait à rétablir l’équilibre lorsqu’il est perturbé. Cette théorie a été testée auprès de 41 volontaires soumis à un électroencéphalogramme destiné à visualiser l’activité du cerveau. 25 d’entre eux ont été placé en situation de méditation après une formation de 8 semaines, les autres servant de contrôle.

A l’issue de l’étude, l’activité du cortex cérébral des membres du groupe de méditation s’est nettement déplacée vers la gauche, alors que rien de tel n’était observé dans le groupe de contrôle. Leur réponse immunitaire était aussi plus forte (celle-ci avait été sollicitée par une vaccination anti-grippale). Cette étude est la première à observer, dans des conditions expérimentales irréprochables, un effet notable de la méditation sur l’activité du cerveau. Mais la méditation a peut-être d’autres effets biologiques, encore mal mesurés.
Ainsi, le Pr Solomon Snyder (université Johns Hopkins, Baltimore, Maryland), autorité mondiale sur les neurotransmetteurs, estime quela méditation augmente le niveau de sérotonine dans certaines zones du cerveau comme le font certains médicaments antidépresseurs (Prozac). La sérotonine est un messager chimique qui permet à certains neurones de communiquer entre eux.
Un taux bas de sérotonine est associé à un risque accru de dépression, d’agressivité, de suicide mais aussi de goût compulsif pour le sucré.
Chez les personnes stressées, le cerveau droit est plus actif que le cerveau gauche. Celà expliquerait pourquoi, après un choc émotionnel, on devient moins rationnel, moins cartisien, on a tendance à « se réfugier » dans la musique et dans les jeux vidéo, et pourquoi les résultats universitaires chutent. On s’exprime souvent dans un vocabulaire sentimental (le « coeur », etc.), et on devient plus religieux.
Certes, à petite dose, ce phénomène booste la sensibilité artistique et la créativité (c’est le « bon stress »: celui qui peut pousser un individu à devenir un artiste engagé). Mais à haute dose, il peut conduire à l’obscurantisme religieux ou à la psychose. Il peut pousser des gens à se réfugier dans la religion, ou à adhérer à des sectes. Il peut également pousser des jeunes adolescents à adhérer à des mouvements extrémistes (satanistes, d’extrême-droite, islamistes etc.).
*Le cortisol est un « neuroleptique naturel », qui diminue l’action de la dopamine dans le cerveau, et qui est considérée comme l’hormone responsable de la dépression.
Source : Divers articles sur le forum DOCTISSIMO

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